01 Les limites de la mise en concurrence
Beaucoup d'industriels restent chez le même fournisseur d'une échéance à l'autre.
La mise en concurrence des fournisseurs par appel d'offres est nécessaire : cela ramène les marges dans les normes du marché et homogénéise les conditions contractuelles.
Cependant la mise en concurrence n'agit pas sur le niveau de prix de marché le jour où le contrat est signé. Pourtant ce niveau varie de 15, 20, parfois 30 €/MWh sur un même contrat calendaire selon la période.
Cet écart de prix est bien plus important que la marge du fournisseur, et seul le moment d'achat permet d'en profiter.
La mise en concurrence agit sur quelques euros par MWh. Le moment d'achat peut représenter plusieurs dizaines d'euros par MWh. Les deux leviers ne jouent pas dans la même catégorie.
Face à la volatilité, le réflexe naturel est d'agir tôt : lancer l'appel d'offres en début d'année, signer avant l'été. C'est cohérent sur le plan organisationnel, mais pas toujours économique.
L'anticipation fixe la date de décision, elle ne protège pas du niveau de prix.
Lire le marché en continu
Sur les marchés énergétiques, les prix calendaires ne progressent pas linéairement. Ils traversent des phases de tension et de détente liées à des événements que personne ne prévoit à l'avance : météo, disponibilité du parc nucléaire, tensions sur le gaz européen.
Ce n'est pas prédictible. C'est lisible, quand on suit le marché en continu. La différence entre subir le prix du moment et choisir son moment d'achat tient à cette lecture permanente des signaux de marché.
C'est sur ce constat que repose notre approche : un suivi continu des prix futures sur les contrats concernés, intégré à l'accompagnement pas ajouté comme option périphérique.
Comprendre les contrats calendaires (CAL)
Un contrat calendaire (CAL) porte sur une année civile complète de livraison d'électricité. On parle de CAL+1 pour l'année suivante, CAL+2 l'année d'après, et ainsi de suite jusqu'à CAL+5. Ces contrats se traitent en continu sur les marchés de futures : leur prix évolue tous les jours, bien avant la livraison.
C'est précisément cette cotation continue qui rend le moment d'achat décisif : un CAL 2029 signé en mars 2025 n'aura pas le même prix que le même CAL signé en février 2026, selon les conditions de marché rencontrées entretemps.
ArrêtSurWatt suit les prix futures de Cal+1 à Cal+5, ce qui couvre l'horizon de décision de la majorité des contrats industriels.
02 Les ordres de grandeur
Sur un contrat calendaire, l'écart entre un achat réalisé en période de tension et un achat dans une fenêtre favorable peut atteindre plusieurs dizaines d'euros par MWh. Ces écarts varient selon les années et les marchés, mais ils sont structurels sur des marchés volatils.
La mise en concurrence agit typiquement sur quelques euros par MWh de différence de marge entre fournisseurs. C'est réel, et ça compte. L'effet de levier du moment d'achat est généralement d'un autre ordre.
CAL 2029 ‒ Prix du marché (€/MWh) ‒ Mar 2025 à jan 2026
CAL 2029 ‒ Prix du marché (€/MWh) ‒ Jan 2026 à juin 2026
03 ArrêtSurWatt : suivre le marché, pas le subir
Pour rendre cette lecture du marché concrète et accessible à nos clients, nous avons développé ArrêtSurWatt un outil exclusif de veille dédié à l'achat d'électricité industrielle, au cœur de notre prestation de conseil.
Votre tableau de bord
prix futures en temps réel
ArrêtSurWatt visualise les prix calendaires Cal+1 à Cal+5, identifie les zones de tension et de détente selon votre profil acheteur, et indique chaque jour si les conditions sont réunies pour agir.
04 Notre offre conseil
Un accompagnement continu, pas ponctuel
Les décisions d'achat se prennent rarement dans les meilleures conditions quand elles sont gérées ponctuellement, sous contrainte de temps. Un suivi régulier change la nature de la décision — elle n'est plus subie par le calendrier.
Pourquoi l'indépendance compte dans le conseil achat
Dans le courtage classique, le fournisseur reverse une commission au courtier qui lui apporte un client. Mécaniquement, cela aligne les intérêts du courtier sur ceux du fournisseur, pas sur ceux de l'acheteur : un prix plus élevé peut même générer une commission plus importante.
Triphase Énergie refuse ce modèle. En étant rémunéré par l'industriel via un abonnement annuel de suivi, nous n'avons aucun intérêt à ce que le prix d'achat soit élevé. Notre rôle est au contraire de vous aider à payer le moins cher possible, au meilleur moment.
Cette indépendance est aussi la condition pour vous recommander d'attendre quand c'est la bonne décision — un conseil qu'un courtier rémunéré à la signature a peu d'intérêt à vous donner.
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